lundi 1 décembre 2008

La fête de l' Huma Bretagne ( SBFM suite )

-La-fete-de-l-Huma-a-l-heure-de-la-crise-economique-

Avec une économie libérale en pleine déroute, les débats de la fête communiste n’ont jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. Peu à peu la salle se remplit. Il est 16 h à la fête de l’Humanité Bretagne, les applaudissements crépitent quand Pierre Le Ménahes prend la parole. À travers lui, ce sont les 550 salariés de la Société bretonne de fonderie et mécanique (SBFM) qui parlent. Près de 2 000 personnes écoutent le syndicaliste. Les ouvriers de la fonderie de Kerpont affichent drapeau rouge comme leurs anciens des forges d’Hennebont. « Nous comptons sur vous. Vous pouvez compter sur nous. D’ores et déjà, notre lutte s’annonce sans égale. » Chacun mesure la détresse des forgerons. À l’applaudimètre, la CGT de la SBFM l’emporte. « Et on devrait se priverde tout…»

Francis Wurtz lui succède au micro. Plus politique. Le député européen connaît la salle. C’est la troisième fois que l’Alsacien tient tribune à la fête de l’Humanité Bretagne. En 1997, il avait bien eu peur en découvrant la salle vide à midi. Les camarades bretons l’avaient rassuré. Et l’édition de 2004 lui avait confirmé que la fête de l’Huma Bretagne tenait la marée. De vendredi à hier dimanche soir, ce sont près de 7 000 à 8 000 sympathisants et curieux qui ont fait le déplacement au parc des expositions de Lanester. « Le combat de la SBFM sera celui du Parti communiste » reprend le député, élu à Strasbourg depuis 1979. « Nous demanderons à l’État français d’assumer ses responsabilités. Le chômage repart de plus belle alors que le gouvernement pousse la provocation jusqu’à allonger l’âge du départ à la retraite à 70 ans. Le pouvoir d’achat est en baisse. Et on devrait se priver de tout. Ce gouvernement voudrait ouvrir les magasins le dimanche. On ferme les services publics. De nombreuses entreprises sont en danger. Les intérimaires, premiers visés, sont traités de variables d’ajustement. »

Dans les travées du grand hall à côté du meeting, les « camarades » échangent devant un livre, au coin d’un bar, discutent lutte de classes ou lutte tout court. Le samedi comme le dimanche ont été animés de tables rondes pas toujours consensuelles. Mais riches. Comme le souligne Francis Wurtz, le regard critique sur l’économie néolibérale n’a jamais été autant d’actualité : « En même temps que la bataille sociale, nous devons mener un débat politique de fond sur le fiasco économique. » Christian GOUEROU. Ouest-France du 01/12/2008

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