dimanche 9 mai 2010

Oui,il faut revoir d'urgence la copie du plan fret SNCF !

Accueil > Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 07 mai 2010

vendredi 7 mai 2010



L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains partage l’inquiétude des citoyens, des associations, des organisations, des syndicats et de nombreux élus face aux renoncements successifs du gouvernement de se donner les moyens d’atteindre l’objectif du Grenelle de l’environnement de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 20% d’ici 2020 dans le secteur des transports.

Des actes majeurs contredisent les ambitions affichées.

Les choix budgétaires de la loi de finances 2010 ne permettent aucunement de favoriser au niveau nécessaire le report modal indispensable du transport des marchandises de la route vers le rail ou le fluvial.

Il en va de même pour le transport des personnes. Les moyens financiers attribués aux autorités organisatrices de transports pour développer, une offre de transports collectifs de qualité accessible au plus grand nombre sont notoirement insuffisants. C’est pourtant une condition indispensable au recul de l’utilisation de la voiture individuelle. Les difficultés financières créées par le gouvernement aux collectivités territoriales responsables de transports, la suppression de la Taxe Professionnelle et la réduction des dotations, ne peuvent que freiner le développement des transports collectifs alors que tout appelle à les renforcer.

Après que les parlementaires de la majorité présidentielle se soient employés à limiter la portée de l’éco taxe poids lourds qui était un engagement clair de la négociation du Grenelle de l’Environnement en 2007, le gouvernement vient d’annoncer le report de sa mise en application à fin 2012.

De limitation en reports successifs, la stratégie semble bien être celle de l’abandon même d’une taxe camion qui intégrerait non seulement les coûts d’infrastructures mais aussi le coût des nuisances et les coûts sociaux. C’est au plan fiscal, social, écologique une orientation irresponsable. Elle prive le pays de ressources nouvelles pour développer les modes de transports alternatifs à la route. Persister à sous tarifer le transport routier c’est laisser les mains totalement libre à un libéralisme débridé qui joue sur la mise en concurrence des salariés du routier de toute l’Europe aux conditions sociales déplorables. C’est aussi laisser les factures de coûts exorbitants aux collectivités territoriales.

Le gouvernement annonce également sa volonté de développer la circulation des camions de 44 tonnes. C’est inacceptable !

Comme est inacceptable le nouveau plan FRET SNCF qui se fixe un objectif de réduction des trafics, qui abandonne la desserte de nombreux territoires, qui se sépare de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations …).

L’abandon de 60% de l’activité « wagons isolés » de la SNCF est programmée ce qui jetterait des centaines de milliers de nouveaux camions par an sur les routes. Selon l’étude réalisée par le cabinet Carbone 4, cela va provoquer des rejets supplémentaires de Gaz à Effet de Serre de l’ordre de 300 000 tonnes équivalent CO2 par an. Tout cela est aberrant et l’heure est aux mobilisations et aux actions les plus larges possibles !

Les fédérations CGT et UNSA des cheminots, la FGTE-CFDT et l’IUT-CGT, la FNAUT, le Réseau Action Climat, France Nature environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, le Comité de Liaison Energies Renouvelables… réclament ensemble :

- le respect des objectifs de réduction de Gaz à Effet de Serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle ;

- un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF/Gouvernement ;

- la transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en terme d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone » ;

- la préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs ;

- l’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.

Ensemble ils appellent à un véritable débat associant élus et citoyens, professionnels et utilisateurs du rail, militants salariés et associatifs.

L’ANECR qui partage les exigences exprimées a décidée de s’associer à cet appel et d’être partie prenante dans l’organisation d’un véritable débat public national.

Elle appelle ses adhérents et au-delà tous les élus progressistes attachés à la construction d’un avenir durable à rejoindre cet appel et à s’investir dans les initiatives à déployer sur tous les territoires.

Montreuil, le 7 mai 2010.

La pétition :

PDF - 22.5 ko
Pétition fret SNCF

Transports

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