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Des ouvriers des usines Renault de Cléon et Sandouville (Seine-Maritime), placées en chômage partiel, ont envahi lundi à Rouen le siège du conseil régional de Haute-Normandie, apprend-on à l’assemblée régionale.
Les salariés présents, 2.000 à 3.000 selon les sources, ont interrompu une séance plénière pour mettre en cause les subventions obtenues de l’institution par le constructeur automobile. Ils demandent aux élus de “faire pression” pour que Renault indemnise intégralement leur chômage partiel.
“Le conseil régional vote régulièrement des subventions pour Renault. On demande à ce qu’elles servent à autre chose qu’à maintenir les bénéfices des actionnaires”, a dit Lionel Lepage, secrétaire adjoint de la CGT à Sandouville.
Le secrétaire général de la CGT de Cléon, Gilles Cazin, a ajouté qu’il souhaitait voir interdire les licenciements “pour toutes les entreprises qui font du profit”.
Un dialogue vif s’est engagé entre des manifestants et le chef de file de l’UMP à l’assemblée, Jean-Paul Gauzès, interpellé par un ouvrier de Sandouville, dans une référence au projet élargissant les possibilités de travail le dimanche.
“On veut faire travailler les gens sept jours par semaine et moi, je peux juste travailler deux jours. Comment faire ?”, a demandé l’ouvrier à l’élu.
Selon son service d’information, le conseil régional de Haute-Normandie, présidé par le socialiste Alain Le Vern, a voté une subvention de quatre millions d’euros en 2004 pour aider à la fabrication d’un moteur à Cléon et deux autres d’un total de 120.000 euros pour des plans de formation.
Pour Sandouville, une aide de 4,75 millions d’euros, votée en 2008 et conditionnée à la fabrication d’un nouveau véhicule, n’a pas été versée.
Marc Parrad, édité par Gilles Trequesser
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE4B709K20081208
De : ROUEN
lundi 8 décembre 2008
site Bellaciao
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